Avec la fin du support de Windows XP programmée pour le 8 avril 2014, et le lancement récent de Windows 8.1, de nombreuses entreprises vont devoir mettre en place un programme de migration de leurs postes clients. Cette transition va dans de nombreux cas présenter de plusieurs défis de taille si les entreprises suivent un cheminement « traditionnel ». Il reste peu de temps et, pourtant, le déploiement d’un nouveau système d’exploitation sur des centaines voire des milliers de postes clients comme cela sera le cas dans les grandes entreprises, peut prendre des mois et nécessiter d’importantes ressources – financières, humaines et organisationnelles – afin mener le process de bout à bout à savoir les phases de les tests, l’intégration et l’installation.

Les ordinateurs, PC de bureau ou ordinateurs portables, de nombreux utilisateurs vont devoir être mis à niveau voire même remplacés pour répondre aux exigences du nouveau système d’exploitation en termes de mémoire et de puissance de calcul. Enfin, de nombreuses organisations, notamment dans l’industrie des services financiers, exploitent un grand nombre d’applications patrimoniales susceptibles d’être incompatibles avec le nouveau système d’exploitation. Le principal défi de ces organisations sera en plus de la problématique de migration en elle-même de continuer à répondre à des besoins métiers critiques si elles souhaitent ne pas faire pâtir leur business.

L’apport de la virtualisation dans la migration 

La virtualisation des postes de travail et des applications, combinées avec des outils de migration applicative, fournissent des solutions évidentes et parfaitement adaptées pour répondre à ces défis, puisqu’elles permettent un déploiement rapide et économique sans qu’il soit nécessaire de remplacer les postes clients existants. Par ailleurs, au lieu d’avoir à mobiliser des équipes pour intervenir sur des centaines, voire des milliers de PC, les services informatiques peuvent simplement et rapidement installer une image unique au sein de leur datacenter, et fournir cette image à l’ensemble de l’organisation. L’application de correctifs et de mises à jour profitant également de cette même image unique, puisque centralisée. Et puisque le système d’exploitation s’exécute au sein même du datacenter plutôt que sur le poste client, il n’est pas nécessaire de mettre à niveau l’équipement des utilisateurs finaux ; une machine précédemment utilisée avec Vista ou Windows XP sera largement suffisante. Le coût d’utilisation d’une solution centralisée de virtualisation des postes de travail peut permettre aux organisations de réaliser jusqu’à 40 % d’économie sur les coûts associés à la migration. La simplification de l’administration des postes de travail au quotidien peut quant à elle générer jusqu’à 50 % de réduction sur le coût total de possession du parc.

La compatibilité des applications 

Il reste à noter que la migration des postes de travail vers Windows 7 ou 8.1 peut également soulever des problèmes de compatibilité des applications métiers existantes. Les nouvelles versions de Windows sont en effet dans certains cas susceptibles de ne pas supporter automatiquement toutes les applications métier dont ont besoin les utilisateurs –tout particulièrement s’il s’agit d’applications très spécialisées, dédiées à un rôle ou à des compétences précises dans l’entreprise. L’utilisation d’un logiciel de migration applicative permet aux entreprises de découvrir, modéliser, automatiser et gérer la migration applicative, mais également de simplifier leur virtualisation et d’en industrialiser l’administration, permettant ainsi de grands gains de temps et de coûts. Un tel outil permet également de réduire le risque afférent au projet en fournissant une vision claire sur la manière dont les applications vont fonctionner dans leur nouvel environnement d’exécution. Les estimations de durée, de coût et de ressources nécessaires au projet seront ainsi basées sur des faits précis plutôt que sur des approximations, ce qui pour beaucoup d’organisations représente un avantage clé.

L’ouverture à tous les périphériques

Alors que la consumérisation de l’informatique continue de transformer le monde de l’entreprise, la mise en place de projets de virtualisation de postes de travail et d’applications permet par ailleurs beaucoup plus de liberté aux services informatiques, tout en restant dans des niveaux de sécurité élevés, et de dire « oui » à tout terminal que les utilisateurs finaux souhaiteraient utiliser.

Les ventes de tablettes devraient dépasser celles de PC dans l’année qui vient et les employés mobiles doivent avoir la possibilité de travailler de la même façon et avec le même niveau de productivité de tablettes comme de smartphones, grâce à un accès transparent à leurs données et à leurs applications. D’ailleurs, une solution complète de virtualisation de postes de travail va au-delà du simple VDI (Virtual Desktop Infrastructure) et peut apporter aux organisations la flexibilité nécessaire à la combinaison de différents scénarios d’agencement des environnements de travail – de la fourniture de postes de travail virtuels à un grand nombre d’utilisateurs, à seulement quelques personnes aux profils spécifiques, en passant par toute une variété d’alternatives –, le tout orchestré à partir d’une solution administrée de manière centralisée.

Alors que se présente une opportunité de repenser les stratégies informatiques des entreprises, il est peut-être temps, pour de nombreuses organisations, qu’elles soient petites ou grandes, de mettre en œuvre une stratégie de virtualisation de leurs postes de travail. Qu’il s’agisse de gérer la migration depuis Windows XP, ou pour échapper au cycle de renouvellement des PC de trois ans, et surtout tirer profit des bénéfices liés à la publication de postes de travail d’applications Windows avec une technologie éprouvée, en matière de sécurité, d’administration et d’accès à distance.