Citrix vient de dévoiler les résultats d’une étude mondiale portant sur les tendances de mobilité au sein des entreprises de plus de 500 salariés. Le sondage a été mené dans 17 pays, auprès d’entreprises européennes – dont la France – nord et sud-américaines, et de la région Asie-Pacifique.

La mobilité : un phénomène universel en entreprise ?

Pas vraiment si l’on se réfère à l’infographie et aux quelques chiffres listés ci-dessous. Pourtant, malgré les disparités et les particularisme dans la façon de l’appréhender et de la définir, la mobilité est un phénomène que n’ignorent plus les entreprises. Et notamment les grandes entreprises françaises qui bien souvent se classent parmi les plus innovantes en la matière. Ainsi,

  • En France, 56% des entreprises déclarent avoir mis en place une réelle politique de gestion de mobilité, se plaçant ainsi au-dessus des moyennes mondiale (47%) et européenne (44%)
  • La France se trouve en tête des entreprises européennes encourageant leurs employés à utiliser leurs propres périphériques personnels au travail (BYOD) : 44% des répondants, contre une moyenne mondiale à 36% et Européenne à seulement 31% !
  • 29 % des employés dans le monde utiliseraient leurs propres applications mobiles à des fins professionnelles.
  • Le principal obstacle à la mise en place de politiques de mobilité au sein des entreprises françaises est l’hétérogénéité des OS mobiles (33% des répondants). Seules 60% des entreprises françaises déclarent supporter les plateformes mobiles Android et 34% des plateformes iOS, contre des moyennes mondiales respectives de 72% et 54%

La mobilité en entreprise : une vision d’ensemble

Gestion de la mobilité : une priorité mais avec des disparités 

  • 71 % des entreprises de plus de 500 salariés estiment que la mobilité compte parmi leurs principales priorités, et 63 % l’identifient comme le facteur de compétitivité le plus important.
  • Dès qu’il s’agit de la mise en place d’une réelle politique de gestion de mobilité, on constate que :
    • En haut du classement, nous trouvons : la Chine (77%), les Etats-Unis (75%) et l’Allemagne (66%)
    • En bas de la liste : Taiwan (16%), la Thaïlande et le Danemark (25%) précédés par la Russie et la Suède (33%) 
  • Seuls 7% des responsables informatiques interrogés déclarent ne pas autoriser du tout leurs employés à travailler hors de l’entreprise ou sur d’autres appareils que ceux fournis par l’entreprise
    • Ce ratio atteint 4% en France, et 1% aux Etats-Unis et en Inde, mais 11% tout de même au Danemark et en Suède.
    • Il est le plus élevé pour la région Asie-Pacifique (10%), en particulier en Thaïlande (31%), à Taiwan (17%) et au Japon (12%)
    • Parmi les secteurs d’activités, les gouvernements et administrations sont les moins ouverts à la mobilité, avec 24% des répondants

 

Le concept d’« entreprise mobile » n’est pas perçu de la même manière selon les pays

Parmi les principales définitions du concept, on trouve :

  • « La possibilité de travailler librement, depuis n’importe quel endroit et n’importe quel appareil » : Cette définition est privilégiées par 28% des personnes interrogées à travers le monde. Elle est aussi celle qui est la plus retenue en France
    • Cette définition est la plus largement adoptée pour la région Amériques (36%) – en particulier aux Etats-Unis (56%) – ainsi qu’en Chine (46%)
    • En revanche, d’autres pays ne considèrent pas cette définition comme la plus adaptée pour décrire l’entreprise mobile, notamment en Allemagne (seuls 12% des répondants), à Taiwan (14%) et en Australie (18%)
  • « La possibilité d’accéder au réseau de l’entreprise en dehors des bureaux »(22%)
    • En Allemagne, cette définition a été sélectionnée par 35% des responsables informatiques
    • Elle remporte également le plus grand nombre de suffrages au Danemark, en Suède et à Taiwan avec 33%
    • Les entreprises américaines ne se reconnaissent pas dans cette définition du concept de d’entreprise mobile, avec uniquement 11% des suffrages, et encore moins en Chine (7%)
  • « La possibilité d’accéder, de lire et de modifier des fichiers depuis un terminal mobile »(21%)
    • Il s’agit de la définition la plus pertinente dans les pays suivants : Canada (29%), Australie (29%) et Thaïlande (30%) 

 

BYOD, MDM,  MAM, partage de fichiers et applis mobiles

  • La France se trouve en tête des entreprises européennes encourageant leurs employés à utiliser leurs propres périphériques personnels au travail (BYOD) : 44% des personnes interrogées, contre une moyenne mondiale à 36% et Européenne de seulement 31% !
    • C’est en Chine que le BYOD est le plus plébiscité et encouragé avec un taux de réponse de 86%. Taiwan pourtant si proche arrive en bas de classement (9%)
    • Parmi les secteurs d’activité les plus réticents à la mise en place de politique BYOD, on trouve le secteur de la santé et le secteur public (gouvernement) qui déclarent tous deux à 20% ne pas avoir de politique BYOD et ne pas du tout vouloir en mettre en place.
  • 48 % des entreprises sondées ont recours à une solution d’administration des parcs de terminaux mobiles (Mobile Device Management, MDM) et 47 % utilisent une solution d’administration des applications mobiles (Mobile Application Management, MAM). 
  • 29 % des employés dans le monde utiliseraient leurs propres applications mobiles à des fins professionnelles.
    • Ils demandent en particulier des applications pour la vente, la gestion de la relation client, ou encore les bases de données.
    • D’autres applications sont également très populaires: portails Intranet (46 %), messagerie instantanée (43 %), réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et LinkedIn (43 %), et outils de partage et de synchronisation de fichiers (41 %).
  • Le partage de fichiers, le stockage partagé et la synchronisation de données ont été ou vont être déployés par 40 % des entreprises pour accompagner les utilisateurs mobiles.

 

Le travail mobile : ” tout bénéf ” ? 

D’une manière globale, les entreprises déclarent que les avantages d’être une « entreprise mobile » sont :

  • Exécuter des tâches plus rapidement (62%) – 55% en Europe et 45% en France, VS. 68% pour la zone Asie-Pacifique
  • Une meilleure flexibilité pour gérer les attentes des clients (55%)
  • Une meilleure motivation des employés (47%) – 49% pour la France, 54% pour l’Allemagne et 64% pour la Chine, mais seulement 29% pour la Russie
  •  Seules 2% des entreprises déclarent ne pas voir de bénéfice (4% pour la zone Asie-Pacifique)

  

Il reste encore du chemin…

  • Parmi les principaux obstacles rencontrés par les entreprises pour la mise en place d’initiatives de mobilité :
    • En Europe (37%) et pour la zone Amériques (39%), c’est le manque de législation encadrant ces nouvelles tendances de travail qui représente le principal frein.
      • Un obstacle majeur pour 53% entreprises au Royaume-Uni, 50% au Canada et 43% au Danemark
      • Pour la zone Asie-Pacifique la principale difficulté est la complexité pour les entreprises à gérer les différentes applications mobiles (42%)
      • En France, c’est l’hétérogénéité des OS mobiles qui constitue le principal obstacle (33%). Ainsi seules 60% des entreprises françaises déclarent supporter les plateformes mobiles Android, contre une moyenne de 69% en Europe, et 72% au niveau mondial. Un retard constaté également pour iOS puisque 34% supportent l’OS d’Apple, contre 48% en Europe et 54% au niveau mondial

Méthodologie

Le rapport Mobility in Business a été réalisé par Vanson Bourne pour Citrix, avec pour objectif de réaliser une photographie globale de la mobilité dans les entreprises, à l’échelle du monde entier. Le rapport s’appuie sur les données collectées auprès de 1 700 décideurs IT seniors répartis dans 17 pays. Il constitue ainsi une enquête informative et précise du niveau de préparation et des attitudes à l’égard de la mobilité. Les réponses ont été fournies par des responsables IT d’entreprises de plus de 500 salariées et installées au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Chine, en Inde, au Brésil, en Russie, en France, en Allemagne, au Danemark, en Suède, en Australie, à Singapour, au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande, et à Taïwan.