XenDesktop ou VDI-in-a-Box ? Comment choisir ?

Si vous songez à adopter la virtualisation de postes, deux choix naturels s’offrent à vous, XenDesktop ou VDI-in-a-Box. Alors comment choisir ? La différence doit-elle se faire sur une question de coût, de taille de l’environnement, de fonctionnalités ou sur d’autres facteurs ? Kumar Goswami, notre responsable produit pour VDI-in-a-Box, aborde brièvement ce sujet sur un blog accessible à l’adresse suivante : /blogs/2011/12/01/citrix-vdi-in-a-box-v5-is-now-here-%E2%80%A6-give-it-a-go/. Il y écrit que « si vous avez besoin du VDI simple, alors adoptez ViaB. Dans le cas contraire, optez pour XD et l’offre FlexCast. » Je pense qu’on a là une très bonne synthèse et l’une des principales motivations en faveur du choix de l’un ou l’autre produit. Mais outre le choix entre une offre uniquement VDI et une offre avec FlexCast, j’aimerais aborder ici quelques points pour comparer plus avant les deux produits. Dans l’espoir que partager mes connaissances contribuera à vous orienter plus précisément en faveur de l’un ou l’autre en fonction de votre situation personnelle.

Authentification : XenDesktop et VDI-in-a-Box prennent tous les deux en charge Active Directory et les cartes à puce. Mais une différence majeure est que XenDesktop exige Active Directory et ne peut être pris en charge au sein d’un groupe de travail. Pour les environnements plus modestes s’appuyant sur un groupe de travail sans annuaire centralisé, VDI-in-a-Box peut s’avérer le choix le plus judicieux puisque le produit offre également la possibilité de s’appuyer sur une base de données utilisateur interne. En revanche, lorsque l’on utilise Active Directory avec VDI-in-a-Box, les postes de travail doivent être explicitement alloués à des utilisateurs ou à des groupes qui contiennent directement des utilisateurs. L’utilisation de groupes imbriqués et de groupes Active Directory intégrés pour l’allocation aux postes de travail exigerait XenDesktop.

Automatisation : XenDesktop offre une interface SDK PowerShell étendue, qui permet aux administrateurs d’automatiser des tâches comme la création de postes, la configuration de sites ou le recueil de mesures. VDI-in-a-Box est tout en simplicité, dotés de nombreux assistants, et maintient au strict minimum le travail d’installation et de configuration.

Installation et maintenance : Comme on peut s’y attendre, l’installation et la maintenance continue de VDI-in-a-Box sont bien plus simples que celles de XenDesktop. Certes, XenDesktop propose une option de déploiement rapide pour laquelle tous les composants (serveur de licences, base de données, contrôleur, consoles, etc.) sont installés sur le même système et un assistant vous guide tout au long du processus d’installation initiale. Cependant, cette option n’est utilisable que pour les démonstrations de faisabilité et les environnements les plus modestes, l’évolutivité étant limitée et la redondance totalement impossible.

Haute disponibilité : XenDesktop et VDI-in-a-Box permettent tous deux la haute disponibilité à de multiples niveaux. Tous deux prennent en charge le stockage partagé et la redondance de connexion à l’environnement. XenDesktop offre d’autres possibilités de haute disponibilité sur la base de données. Cependant, VDI-in-a-Box s’appuie sur des fichiers de configuration locaux sur chaque hôte et non sur une base de données centralisée. VDI-in-a-Box bénéficie également de fonctionnalités de haute disponibilité intégrées au produit sans aucune exigence supplémentaire, si ce n’est l’ajout d’au moins deux hôtes à la grille.

Evolutivité : Vous pourriez a priori penser que XenDesktop est de loin bien plus évolutif que VDI-in-a-Box, mais ce n’est pas tout à fait le cas.  VDI-in-a-Box a été utilisé avec succès dans des environnements clients mettant en œuvre plusieurs milliers de postes répartis entre huit hôtes hyperviseurs, voire plus. Je ne m’avance pas trop en disant que c’est suffisant pour pas mal d’entreprises (en gardant à l’esprit qu’il s’agit là d’un déploiement unique et qu’il est toujours possible de créer de multiples déploiements pour prendre en charge plus d’utilisateurs et/ou de nouvelles zones géographiques). Mais si vous avez besoin d’un environnement unique pour prendre en charge plusieurs dizaines de milliers de postes de travail, alors XenDesktop est sans conteste la meilleure option.

Coût : Je n’entrerai pas ici dans les détails.  Mais pour faire court, si le coût est pour vous un élément majeur, alors choisissez VDI-in-a-Box. Les coûts d’infrastructure, d’installation et de maintenance seront clairement inférieurs à ceux de XenDesktop.

HDX 3D Pro : Si vous avez des besoins spécifiques et devez délivrer des postes accélérés et fortement graphiques, la fonctionnalité HDX 3D Pro de XenDesktop des éditions Enterprise et Platinum sera pour vous d’un grand intérêt. Pour en savoir plus : http://support.citrix.com/proddocs/topic/xendesktop-als/hd-3d-about.html.

Stratégies : XenDesktop et VDI-in-a-Box utilisent tous deux le même moteur de stratégies HDX étendu, bien que toutes les stratégies ne puissent s’appliquer à VDI-in-a-Box. En outre, VDI-in-a-Box exige que les stratégies soient configurées et stockées dans Active Directory. XenDesktop permet également aux stratégies d’être configurées et stockées dans la base de données du site (par exemple lorsque vous n’avez aucun contrôle sur Active Directory). De son côté, VDI-in-a-Box vous permet de configurer au sein du produit des options on/off pour les canaux virtuels.

Bien. Je crois que je vous ai dit à peu près tout ce qui me venait à l’esprit. Si d’aventure j’avais oublié un point important, n’hésitez pas à me le signaler, ni à me faire part de vos commentaires sur ce sujet. Et n’oubliez pas : restez virtuel !